Actualités - Tour Saint-Albert : permis de démolition annulé

Mis à jour le 13 mars 2017
ACTE 7 - Le Ministre Prévot n'a pas donné de suite à la demande de sauvegarde 
de la Tour Saint Albert - 8 mars 2017

Plusieurs rapports favorables à l'inscription de la Tour Saint Albert ont été ignorés par le Ministre du Patrimoine. Sources : La DH.be

Communiqué du groupe de sauvegarde de la Tour Saint-Albert : "Nous apprenons aujourd'hui que le Ministre Prévot s'assoit sur la demande de classement voulue par la population de Binche. Nous avions pourtant entamé toutes les démarches prévues par la loi depuis des mois :
" Art. 197. 
Le Gouvernement peut entamer la procédure de classement : [...]
4° soit à la demande [...] de mille personnes pour une commune comptant plus de trente mille habitants; "

Malgré TOUS les avis positifs des institutions concernées , et la demande de... 1500 habitants , le ministère du patrimoine n'a jamais répondu. Il faut dire que s'agissant de cette procédure spéciale prévue par le code wallon de l'urbanisme à l'attention des citoyens, M. Jacques Deveseleer, en charge du patrimoine, nous avait lâché devant témoins et en plein ministère que cette disposition était là pour " occuper les gens et les calmer ".

Source : FACEBOOK de l'Association de sauvegarde de la Tour Saint Albert. https://www.facebook.com/Sauvonslatoursaintalbert/posts/1544684308905575


ACTE 6 - Fluxys prêt à réintroduire une demande de permis de démolition - Publié le 2 mars 2017

C'est le site de la Dernière Heure qui l'affirme : FLUXYS s'est dit prêt à lancer une nouvelle demande de permis de démolition : "Fluxys n’a pas vocation à rénover le patrimoine industriel wallon". Plus d'infos sur le site de la DH.


ACTE 5 - La tour St-Albert sauvée (provisoirement) - Publié le 27 février 2017

Le Conseil d'Etat s'est prononcé : son arrêt vient d'annuler le permis de démolition de la Tour St-Albert.

Voir également l'article sur la DH.be


ACTE 4 - Conférence sur la tour Saint-Albert et le patrimoine industriel - Publié le 29 octobre 2016

Un reportage d'Antenne-Centre télévision.


ACTE 3 - Mise à jour de juin 2016 - Péronnes-lez-Binche : la tour Saint-Albert est toujours debout !

Mais son avenir est vacillant ! Rien n’est moins certain que son maintien sur le site bien qu’il y ait quelques espoirs et, surtout, un comité de défense citoyen engagé.

Sébastien Duez, porte-parole du Comité de soutien, fait le point pour PIWB

« Notre comité s'est formé durant l'été 2014 à l'annonce des premières rumeurs d'un projet de démolition de la tour Saint-Albert porté par la Ville de Binche et suggéré à son propriétaire, Fluxys. En notre qualité de citoyens du Centre, nous estimions que la perte d'un tel emblème aurait été d'ampleur catastrophique. La tour Saint-Albert est incontestablement un patrimoine industriel, architectural et technique unique qui méritait notre investissement à venir. L'édifice a du potentiel en terme de reconversion, laquelle revêt un caractère primordial pour le développement économique et culturel de notre région. Mais pour agir avec légitimité, nous avons souhaité mettre nos sentiments à l'épreuve d'un sondage d'opinion réalisé du 18 septembre 2014 au 21 novembre de la même année, dans les maisons ouvrières réparties au pourtour du site charbonnier. Le verdict a été sans appel : plus des 3/4 des 250 habitants sondés (et qui formaient un échantillon caractéristique du point de vue statistique) se sont révélés fermement opposés à ce projet absurde de démolition et ont exprimé la volonté de signer une pétition si nous la leur proposions.

 

Condition aberrante

La démolition des 3/5 supérieurs de la tour Saint-Albert était la condition proposée par la Ville de Binche à la société Fluxys comme condition au rachat du bâtiment pour l'euro symbolique. La Ville de Binche a déjà acquis en 2006 les bâtiments annexes du charbonnage pour y installer son service des travaux. Le leitmotiv binchois réside dans le fait qu'il n'existerait aucun projet de reconversion de la tour Saint-Albert. L'historique du dossier fait pourtant état que la société immobilière MATEXI avait préalablement souhaité acquérir la tour, intacte cette fois, et l'intégrer dans un projet immobilier. Mais la Ville de Binche a empêché la concrétisation de cette belle idée. Le projet de démolition est une véritable aberration parce que nous savons (et nous supposons que chacun le sait) que la démolition coûterait 3.000.000 d'euros au frais de FLUXYS (source anonyme proche du dossier) et ne répondrait à aucun impératif en matière de sécurité (la tour est stable et sa dégradation n'a aucune commune mesure avec celle que pouvait avoir le triage-lavoir situé juste à côté avant sa rénovation). Nous avons d'emblée proposé à l'ingénieur-architecte Michel PROVOST, spécialiste belge du béton armé, de réaliser une estimation des travaux de rénovation extérieure de la tour.  Ceux-ci s'élèveraient tout au plus à 1.700.000 euros. Personne, à la Ville comme à la Région, n'a souhaité commenter ce facteur d'échelle considérable entre les deux montants. Or, nous supposons que FLUXYS peut raisonnablement engager certains frais dans la rénovation d'un édifice historique (au sauvetage duquel elle a déjà contribué puisque la société gazière a exploité le site à partir des années 80 après la fermeture du charbonnage) plutôt que de perdre le double dans sa démolition.

 

Reste à savoir pour qu'en faire...

Nous avons longuement exposé nos arguments au bourgmestre de Binche ainsi qu'à Jacques Deveseleer, du cabinet du Ministre Prévot, fin mars 2015, à l'occasion du dépôt de notre pétition signée par plus de 1.500 personnes parmi lesquels 1.000 habitants de la commune, conformément au Code wallon, validant de fait notre demande d'inscription sur la liste de sauvegarde.

Nous avons également pu compter sur le soutien de nombreuses personnalités dans le domaine de la sauvegarde du patrimoine industriel : Bruno Van Mol, Jean-Louis Delaet, Patrick Viaene, Docomomo Belgium, mais encore le Baron Coppée et Patrick Martin. Tout porte a croire que nous n'avons pas été pris au sérieux puisque le Ministre Carlo Di Antonio a octroyé, le 9 juin 2015, le permis de démolition sur base d'un argumentaire biaisé qui a littéralement outré la petite communauté que nous formons avec nos soutiens sur les réseaux sociaux. Mais hasard (autant dire "miracle") du calendrier, François Schuiten, qui préparait une exposition à La Louvière, a visité le site le 10 juin 2015 et a souhaité nous apporter son aide. C'est en majeure partie grâce à cet artiste de renommée internationale que la tour tient toujours debout, puisqu'en nous faisant don de 20 sérigraphies de la tour Saint-Albert signée de sa main, nous avons pu prendre un avocat et attaquer la décision de la Région wallonne devant le Conseil d'État. Fin décembre 2015, nous apprenions que le Conseil d'Etat suspendait le permis, ce qui implique qu'aucune atteinte ne pourra être portée à la tour jusqu'à nouvel ordre, soit jusqu'à ce que le Conseil d'État statue sur l'annulation du permis, laquelle étape relèguerait définitivement ce projet dans les abysses. Nous ignorons par contre quand cette décision doit tomber, mais le temps joue incontestablement en notre faveur et la reconnaissance de la tour en tant que patrimoine majeur grandit.

Nous sommes dans une période d'attente et avons bien l'impression d'avoir fait tout ce que nous pouvions, au gré des adversités, mais ne comptons pour autant pas nous arrêter là. La publicité qui nous a été faite par l'exposition de François Schuiten au Centre de la Gravure de La Louvière nous a ouvert la voie vers de nouvelles perspectives. Avec une première échéance au début de l'année 2017 puisqu'une université a souhaité nous apporter son soutien : en effet, une vingtaine d'étudiants en architecture plancheront dès septembre 2016 sur des projets de réaffectation de la tour Saint-Albert sur base de la documentation que nous leur avons fourni. La présentation de ces projets fera l'objet d'un vernissage et d'un nouvel éclairage médiatique sur le sort de la tour Saint-Albert. Nous souhaiterions organiser divers évènements entre le public et les membres de notre comité, tels des conférences auxquelles participeraient les grands noms du patrimoine industriel et ce faisant, attirer l'attention des pouvoirs publics et/ou d'investisseurs potentiels sur l'intérêt d'une reconversion de la tour Saint-Albert.

L'objectif de notre rencontre du 26 mars 2015 avec le Bourgmestre de Binche reste d'actualité : changer l'objet de la convention passée avec la société Fluxys. À savoir non plus la démolition partielle de la tour avant son rachat pour l'euro symbolique, mais bien sa rénovation à bien moindre frais. Nous souhaitons lancer un appel à la société Fluxys qui, nous n'en doutons pas, se soucie de la volonté des habitants du Centre et acceptera de participer à une réflexion sur le sort de l'édifice, si le cadre politique y est favorable. Reste à ce qu'il le devienne, mais pour cela, nous attendons que tombe la décision de la plus haute autorité avant d'engager de nouvelles négociations. »

Pour plus d’informations : sauvonslatoursaintalbert.wordpress.com


La tour Saint Albert comme on la voit peu : éclairage intérieur

Reportage photographique de ©Yannick Vandermolen (miso-photography.be)

 

PIWB : Pourquoi photographier la tour Saint-Albert ?

YV : « Je m'intéresse aux lieux abandonnés en général, et j'avais donc tout naturellement envie de photographier cette tour, de voir ce qu'elle dissimulait. L'histoire de la Belgique m'a toujours paru intimement liée à l'exploitation du charbon, peut-être parce que mon père est originaire de Charleroi et, qu'étant petit, je voyais ces charbonnages lorsque nous allions voir mes grands-parents. Le monde de la mine m'a toujours fort intéressé, de par les conditions de travail difficiles et comme symbole de luttes sociales. Le charbon représentait pour moi cette noirceur qui recouvre tout, la misère des ouvriers, l'exploitation des hommes, des femmes et des enfants par quelques nantis. Je le voyais aussi comme symbole de lutte et d'avancées sociales. J'admets que ma vision des choses est sans doute quelque peu romantique... »

PIWB : En tant que photographe, pourquoi le patrimoine industriel est-il intéressant ?

YV : « Le patrimoine industriel me semble particulièrement intéressant pour plusieurs raisons : tout d'abord au niveau des histoires qu'il raconte, c'est un symbole de l'évolution et du déclin du travail dans nos sociétés industrialisées, mais aussi des luttes et avancées sociales. Il est souvent difficile de se rendre compte des conditions de travail des ouvriers, et se confronter à ces lieux, aide à mieux comprendre cela. D'autre part, ce patrimoine est particulièrement intéressant d'un point de vue purement graphique, on y trouve des formes et géométries intéressantes graphiquement, que ce soit dans les machines abandonnées ou l'architecture des bâtiments. Contrairement à l'image que l'on se fait généralement des usines, il y a aussi de nombreux contrastes de couleurs qui attirent le regard. Et puis, il y a aussi, et peut-être surtout, toutes ces traces de vécus qui témoignent de l'activité du lieu. »

PIWB : Votre démarche est-elle juste esthétique ?

YV : « A la base, ma démarche est purement esthétique, bien que, par la force des choses, l'on ne puisse tout à fait lui dénier un certain aspect documentaire. Je ne suis pas un chercheur, je suis un artiste, je tâche donc d'exprimer ce que je ressens dans ces lieux et d'être à l'écoute de ce qu'ils ont à raconter. »

PIWB : Saviez-vous que la tour est menacée de destruction ?

YV : « Je savais que cette tour est menacée de destruction, je savais donc qu'il y avait urgence à la photographier avant qu'elle ne disparaisse, comme c'est trop souvent le cas pour bon nombre de bâtiments dans son cas. Ces lieux sont souvent laissés à l'abandon pendant de nombreuses années, et on ne sait jamais vraiment quand ils disparaîtront, il m'est déjà arrivé de venir trop tard et de me retrouver devant une tas de gravats et de regretter de ne pas être venu plus tôt. »


ACTE 2 - Mise à jour de juillet 2015 
Péronnes-lez-Binche : Appel du comité citoyen aux investisseurs pour revaloriser la tour Saint-Albert

Pourquoi pas un restaurant au sommet de la tour Saint-Albert, haut-lieu de la culture industrielle actuellement à acquérir... pour 1 euro ! Construite en 1954, la tour d’extraction du charbonnage Saint-Albert, à Péronnes-lez-Binche, est à un tournant de son histoire. Son propriétaire, prêt à s’en défaire pour l’euro symbolique, est confronté à un dilemme : la faire démolir ou réparer ses façades, sachant que les deux opérations représentent le même investissement. Ce patrimoine majeur de Wallonie, unique exemplaire mondial de tour d’extraction de style « Paquebot », présente de réelles opportunités de reconversion. La conservation de la tour Saint-Albert serait donc un choix judicieux pour qui pourrait exploiter ce site remarquable.

Un appel est lancé à de potentiels investisseurs visionnaires : la tour Sain-Albert attend son projet innovant de reconversion !

À titre d’estimation, 500.000 euros seraient nécessaires pour le mener à bien.

L’insolite comme moteur d’innovation

La tour Saint-Albert présente un grand nombre de salles spacieuses aux ambiances insolites. En nous inspirant de nombreux exemples européens, le comité citoyen propose de transformer cette «cathédrale» de béton armé en un lieu qui soit vivant et accessible à tous :

  • - dans l’ancienne recette auxiliaire, le «Foyer» : un espace polyvalent de réception et disponible à la location ;

  • - dans la sous-station électrique, un bar ;

  • - dans la salle d’extraction, le restaurant avec pour sujet central la poulie «Koepe» de 7m de diamètre, extraordinairement conservée;

  • - sur le toit de l’édifice, une terrasse à la vue imprenable.

Les autres atouts d’une reconversion

Outre le coût dérisoire du rachat du bâtiment (1 euro), il existe une série d’éléments qui favorisent la mise en œuvre du projet :

  • - La possibilité d’un P.P.P. : la tour Saint-Albert se trouve depuis 2013 dans un périmètre de rénovation urbaine (le SAR/CE155B). Il est donc possible d’envisager que sa rénovation ou l’aménagement de ses abords soient en partie subsidiés ;

  • - Le classement de l’édifice peut intervenir si le projet aboutit ;

  • - Un quartier de 200 logements doit voir le jour très prochainement à l’arrière de la tour qui lui confèrera une position stratégique.

 

Manifester votre intérêt, c’est déjà donner une chance à ce projet. Comment ?

Par mail association.airdc@gmail.com

Par téléphone +32(0)471/ 092495 (Sébastien Duez, porte-parole)

Infos : https://sauvonslatoursaintalbert.wordpress.com/

Facebook : Sauvons la tour Saint-Albert, un symbole de la Région du Centre

 

Ils se sont montrés sensibles à la démarche du comité citoyen :

Michel PROVOST, Ingénieur civil-architecte, Professeur à l’U.L.B.

Freddy JORIS, Administrateur général à l’Institut du Patrimoine Wallon

Jacques LIÉBIN, Ecomusée Régional du Centre, Directeur

 

Ils ont apporté leur soutien actif :

Jean-Louis DELAET, Président de PIWB, Directeur du Bois du Cazier

Dr. Patrick MARTIN, Président du TICCIH, Professeur au M.I.T.

Dr. Wolfgang EBERT, European Route of Industrial Heritage

 

En ligne : document annexe qui revient sur quelques détails des montages financiers et techniques qui permettent, selon le comité citoyen, d'affirmer que la mise en œuvre de ce projet de reconversion sera facilitée.


ACTE 1 - Publié en mars 2015

L'AIRDC, association active pour la préservation du patrimoine, a fait appel à l’expertise de PIWB afin de sauver la tour Saint-Albert promise à la démolition. Les remarquables installations de surface de cet ancien charbonnage, propriété de la société Fluxys, doivent effectivement disparaître, comme l'ont confirmé les autorités binchoises le 26 décembre 2014. L’AIRDC est convaincue que la structure de cet édifice majestueux en béton armé ne souffre d'aucune défaillance et conteste de ce fait l'argument principal avancé par les autorités qui justifierait sa démolition, à savoir que le site requiert d'être sécurisé. La tour Saint-Albert, inaugurée en 1954, présente de nombreuses caractéristiques qui en font un bâtiment unique pour son époque, et précieux pour la région qui l'accueille. Il constitue notamment un exemple précieux de réalisation financée par le Plan Marshall en région wallonne. L’AIRDC cherche à convaincre les autorités compétentes de la faire classer rapidement, et ce, avec l'appui de très nombreux citoyens.

En lien : un cahier réalisé par une association locale qui rassemble, de manière aboutie, des détails concernant la conception et la réalisation de ces bâtiments.

En ligne : Lettre de PIWB au Ministre du Patrimoine

Information :
http://sauvonslatoursaintalbert.wordpress.com/

https://www.facebook.com/Sauvonslatoursaintalbert